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Atelier d'écriture

Tous les articles (20)
  • Recueil de l'atelier d'écriture 2015-2016

    Catégories :  Prête-moi ta plume !
    Par NATHALIE METAIS, publié le mercredi 8 mars 2017 22:18 - Mis à jour le mercredi 8 mars 2017 22:22
  • Recueil de l'atelier d'écriture 2014-2015

    Catégories :  Prête-moi ta plume !
    Par NATHALIE METAIS, publié le mardi 7 mars 2017 10:27 - Mis à jour le mercredi 8 mars 2017 21:59
  • bonjour

    Publié le mardi 3 mai 2016 10:29 - Mis à jour le mardi 3 mai 2016 10:29

    voilà

  • L'appel téléphonique.

    Par Gwanaëlle GAMBERT, publié le vendredi 8 janvier 2016 07:46 - Mis à jour le vendredi 8 janvier 2016 07:46

    Allô, société Merlin, à votre service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et au-delà. Bonjour.

    - Bonjour, j'ai un cadavre dans ma cave. Pouvez-vous m'envoyer votre service de nettoyage ? C'est votre job, non ?

    L'apéro à cette heure-ci ?

    - Mais non ! Je veux nettoyer les traces, pas manger le cadavre ! C'est votre bouleau alors dépêchez-vous de venir là ! Qui plus est, il y a une odeur nauséabonde et d'atroces mouches.

    On voit bien que vous êtes de Clermont Ferrand et que vous ne connaissez absolument rien aux mouches tsétsé. Et je vais vous dire une bonne chose, les mouches Tsétsé c'est comme les éléphants, même si on n'en a jamais rencontrées et bien la première fois qu'on en voit une, on la reconnaît tout de suite.

     - Tsétsé ? T'c'est quoi de ça encore ? Du produit ménager ? Le nom de la petite blonde véni-truc ? D'ailleurs, cela fait deux jours que je suis censé l'avoir reçue et je n'ai rien ! Sauf un cadavre qui attend d'être nettoyé par vos services.

    Ecoutez, nous avons eu un petit souci à la livraison, à ce moment là, le mieux c'est que vous le gardiez et on fera les comptes.

    - Mais je veux le nettoyer, pas le garder ! Vous ne comprenez rien à rien. Et puis, c'est dégoûtant les globes oculaires qui pendent de cette manière, je n'aurais dû jamais essayer. Ark.

    Ah mais si au contraire, ça tombe très bien parce qu'en plus il donne l'heure mais façon Big Ben. Ah vous devriez l'essayer et puis les ailes, c'est joli, c'est pratique je vous assure c'est la meilleure que nous ayons.

    - Les ailes ? Mais j'ai changé le costume de fée clochette de la fillette bien avant même de retirer ses doigts ! Et je veux ma rousse, j'espère qu'elle n'a pas plus de 10 ans comme prévu, ou je porte plainte. En plus du fait que vous ne voulez toujours pas nettoyer le cadavre de la fillette chez moi.

    Le problème, c'est que ce soir elles sont toutes prises, j'ai été obligé d'en envoyer une en Allemagne et une autre au Danemark avec un ferry des îles Féroé.

    - Mais je m'en fiche ! Vos îles Ferrero à la noix il va me rendre ma rousse ! Comment je me défoule moi sinon, hein ? Espèce de sous-employé stupide !

    Ah non, je ne peux pas vous laisser dire ça. Vous savez à qui j'en ai passé une, vous ne devinerez jamais, à Gerard de Nerval. Je ne sais pas ce qu'il en a fait d'ailleurs. En même temps, on ne fait pas "d'hommes-lettres" sans casser des oeufs.

    - Casser des oeufs ? Mais je la veux en bon état ! C'est bien moins drôle s'il manque déjà des parties... Gérard de Naval... C'est un dauphin* en plus votre gars... Maintenant, vous la lui enlevez et ce sera ma blonde Véni-...Veni-... Ma ROUSSE quoi !

    C'est quand même un peu embêtant ce que vous me dîtes, surtout qu'il n'a pas voulu prendre l'assurance complémentaire "bris de matériel".

    - J'en ai rien à faire ! Moi je l'ai l'assurance, je veux ma rousse ! Quand je pense qu'un narval vole ma marchandise...

    Elle n'a rien volé du tout je pense qu'elle est en train de réaliser un fantasme classique de jeune fille. D'ailleurs Freud a écrit des choses très amusantes là-dessus. Mais tout ça, ça vous passe un peu au-dessus de la tête.

    - Gérard de Narval est une femme ? N'importe quoi... C'est ça ouais... Ca me passe même bien au-dessus de la tête ! Je veux ma rousse et un service de nettoyage ! Surtout le nettoyage. Dans la cave du 31 rue pétunia à Clermond Ferrand. Le plus vite possible ou je me plaint !

    Et pourquoi pas Cap Canaverol ? Non, voilà ce qu'on va faire, je vais tenter de la récupérer tout de suite, je sais comment et normalement, je pense que la vôtre  va suivre. C'est pas gagné, mais comme dit Ribéri: "Les seules batailles qu'on est sûrs de perdre, c'est celles qu'on ne gagne pas."

    - Citer du Ribéri... C'est comme marcher sur une peau de banane et glisser alors qu'on l'avait vu avant. Tant mieux pour ma rousse. Et mon service de nettoyage ?

      Mais l'usine est fermée depuis longtemps, il faut vous en sortir seul. Allez, je sens renaître chez vous votre imagination phénoménale.

    - FERMEE ? Vous ne pouviez pas le dire plus tôt ?! Ca craint... Je vais me plaindre de vos services pourris tient !

    Finalement, puisque vous le prenez comme ça, je vous en envoie tout de suite une, de Fécamp en express.Au revoir Monsieur et à votre service.

    - Halouine.

     

  • Tourisme minimal : Voyage inattendu

    Catégories :  Blog élèves
    Publié le jeudi 28 mai 2015 12:27 - Mis à jour le dimanche 20 septembre 2015 21:18

    Je suis né dans un endroit où naissent plus de veaux que de petits garçons : l'Auvergne. « Pas de chance? » me direz-vous? Certes, l'Auvergne c'est beau, c'est vert, c'est grand, il y a des forêts et des montagnes et des bouquetins sur lesquels on peut tirer à coups de caillasses, mais rien à faire: moi, les forêts me font penser aux salades de brocolis immondes que me prépare maman (elle cuisine pas très bien ma maman mais faut pas lui en vouloir, c'est pas pour ça que papa l'a épousée comme il dit, et elle a tout plein d'autres chouettes qualités ! ), et les montagnes me font penser à des rochers à la noix de coco. Moi, je n’aime pas les rochers à la noix de coco. Maman elle le sait, mais elle dit qu'il faut goûter. Alors je goûte, je recrache, je me fais gronder et je repars tout seul dans mon coin à m'inventer des histoires. Et puis maman vient me chercher parce que bon, là ça suffit, et moi je pleure parce que je ne veux pas, et même que dès fois, quand je pleure assez, j'ai le droit à une part de gâteau au chocolat pour remplacer les rochers à la noix de coco. Et moi j'aime bien le gâteau au chocolat.

    Mais voyez-vous, comme tous les petits garçons, je me prends souvent pour Indiana Jones explorant des forêts vierges avec des serpents, ou des marécages regorgeant d'insectes dangereux, ou bien partant au Sahara pour découvrir une momie! Sauf que ce qui ressemble le plus à une forêt vierge chez moi, c'est le potager de mon papa avec ses herbes qui m'arrivent au moins jusqu'aux genoux! Pour les serpents, j'ai rien trouvé de plus effrayant que les petits verres de terres qu'on trouve dans ledit potager ... Pour le marécage, j'ai creusé un trou dans le jardin, mais un grand, très grand trou, et j'ai mis la terre dans notre mare, mais papa il a pas été très content, faut dire qu'il était vraiment très très grand mon trou ! Et puis… les poissons ne survivent pas vraiment quand il y a plus de terre que d'eau dans la mare, ces imbéciles. Mais ils l'avaient bien cherché ces sales piranhas! Restait le désert du Sahara, je vous passe l'épisode de ma recherche de la momie dans le bac à sable de l'école, et je vous passe le fait que la seule chose que j'ai pu déterrer, en tant qu'archéodog ... arcédologue ... mais si vous savez, ceux qui font des fouilles rachéologiques ... Bref. Du coup, je me contente des marécages et des forêts vierges.

    Et puis un jour, mes parents ont eu une chouette idée, ils m'ont offert

     «Vingt-mille lieux sous les mers », de Jules Verne. C'est un livre génial et très instructif, qui raconte l'histoire d'un monsieur qui construit un sous-marin pour aller ... sous la mer et pour explorer ses fonds ! J'ai trouvé ça drôle, et puis ça m'a donné une idée: j'ai enlevé la terre de la mare, et je l'ai amenée dans la salle de bain! Il a fallu que j'agrandisse le trou parce que je n'avais plus assez de terre, heureusement que papa et maman n'étaient pas là ! J'ai récolté plein de petits insectes et je les ai ajoutés à mon futur fond marin. J'ai aussi pris de grandes herbes dans le potager et je les ai collées avec de la colle forte et du ruban adhésif au sol pour faire des algues. D'accord, c'était peut être pas la meilleure idée, mais ça rendait super bien! Et puis, j'ai aussi collé des ailerons à Patouffe. Patouffe, c'est mon chat: il est gros, il est gras et il est blanc avec des rayures oranges, du coup j'ai dit que c'était un requin tigre albinos. Ensuite, je suis allé acheter un tuba et un masque de plongée, au cas où mon sous-marin aurait une fuite, et j'ai accroché entre eux tous les pots de peintures vides de papa pour faire mon sous-marin. Alors, j'ai allumé tous les robinets de la pièce: celui de la baignoire, celui du lavabo numéro un et celui du lavabo numéro deux (spécial petite taille). J'ai même bouché les toilettes pour que ça aille plus vite! Ça s'est rempli très vite, et j'étais tout content, j'ai remonté le ressort des jouets poissons rouges et oranges et jaunes (vous savez, ceux qui ont la queue qui bouge) et j'ai jeté Patouffe le grand requin tigre albinos dans l'eau. Il n’était pas très content d'ailleurs. J'ai fermé la porte et les fenêtres parce que l'eau commençait à sortir de la pièce et je me suis mis dans mon sous-marin. Tout allait bien : de très beaux décors, les poissons jouaient très bien leur rôle et Patouffe n'était pas encore mort noyé. Tout allait bien oui, jusqu'à ce que, tout d'un coup, il y a eu une fuite - mon sous-marin était sûrement made in China, ils sont vicieux les asiatiques - et j'ai donc dû sortir mon tuba et mon masque. Il y avait beaucoup, beaucoup d'eau ... un peu trop même je dirais, vu le bruit qu'a fait la fenêtre en explosant à cause de la pression, et vu celui qu'a fait la porte en cédant d'un seul coup. Il y avait de l'eau partout dans la maison et dans le jardin. C'était très amusant, c'est pourquoi je n'ai pas trop compris la réaction de mon papa et de ma maman, parce qu'eux n'ont pas ri du tout.

    Bon la bonne nouvelle quand même, c'est que même si la maison est inondée, l'électroménager fichu et le potager plus humide que vierge (un peu comme la forêt amazonienne), le chat n'est pas mort! Il a peur de moi, certes, mais il n'est pas mort. Et puis papa et maman ont dit que bon, c'est vrai, le pauvre petit il ne voit rien d'autre que la campagne, si on l'emmenait voir la mer? Donc on va à la mer l'été prochain. Bon pas à la mer où il fait chaud et où les gens se dorent les fesses sur des serviettes-billets comme dit papa, mais en Bretagne. C'est mieux que rien ! Par contre les pompiers qui m'ont, paraît-il, sauvé de la noyade (mais c'est faux évidemment, ils disent juste ça pour être les héros de mon histoire. Ce n'est pas juste, ils ont toujours le beau rôle les pompiers, alors j'ai décidé que moi aussi je serais pompier plus tard pour que les gens ils soient heureux quand ils me voient et que les petits enfants ne soient même plus les héros de leurs histoires), ces pompiers donc, ils ont interdit à mes parents de m'offrir les autres livres de Jules Verne, pour que je ne sois pas tenté de faire un remix de « Voyage au centre de la Terre» sauce Gazinière, dans un « Aller simple au centre de la gazinière ». Dommage, ça aurait sûrement mis le feu aux ventes de livres pour enfants. Quand j'ai dit ça, tout le monde a ri, alors moi aussi, mais depuis quand je pleure je n'ai plus de parts de gâteaux au chocolat parce que je suis grand ils m'ont dit. La vie est trop injuste, je n’aime pas les rochers à la noix de coco. Quand je serais pompier, je mangerais que des gâteaux au chocolat. Et je mettrais le feu aux forêts de brocolis.

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